Le Sud depuis son canapé : notre top 10 des films de confinement

Être confiné n’empêche pas de voyager… de chez soi. Avec Le Bossu, Jean de Florette, Brice de Nice ou L’Arnacœur, on explore le Sud depuis son canapé. En attendant de pouvoir y aller pour de vrai.

L’Arnacoeur

Mensonges et Côte d’Azur

On file sous le soleil de Monaco, de Saint-Raphaël et du Cap d’Ail. Dans L’Arnacoeur (Pascal Chaumeil, 2010), Alex Lippi (Romain Duris), briseur de couple professionnel, est engagé par le père d’une riche héritière pour faire capoter son mariage. Mais le temps est compté : Lippi a seulement dix jours pour séduire Juliette Van Der Beck (Vanessa Paradis). Rencardé sur ses goûts, il se fait passer pour son garde du corps et sort les grands moyens : roquefort au petit dej, tube de George Michael et choré de Dirty Dancing. Au top.

Le Bossu

Direction Château-Queyras

On part dans les Alpes. C’est à Château Ville-Vieille, en plein cœur du Parc naturel régional du Queyras, que se dresse le fort Queyras. Cette forteresse médiévale a servi de décor au tournage du Bossu, film de cape et d’épée réalisé par Philippe de Broca (1997). On a besoin de se détendre, alors on passe un bon moment en compagnie de Fabrice Luchini, dans le rôle du machiavélique comte de Gonzague. Et de Daniel Auteuil dans celui du bossu. Ou plutôt du faux bossu, derrière lequel se cache en fait le chevalier Lagardère. (Re)voir Le Bossu, c’est aussi l’occasion de (ré)entendre la fameuse promesse de Lagardère à Gonzague : « Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! ».

Marius et Jeannette

Marseille comme on l’aime

Marseille, quartier de l’Estaque. Marius est gardien d’usine. Jeannette, qui élève seule ses deux enfants, peine à joindre les deux bouts. Leur vie est rythmée par les rires et les coups de gueules à l’accent chantant qu’ils partagent avec leurs voisins et amis. Pour Marius et Jeannette, leur rencontre marque le début d’une nouvelle vie, de nouveaux possibles, sous le radieux soleil de la cité phocéenne. Un film plein de vie et d’espoir signé Robert Guédignan (1997).

Largo Winch 2

En chute libre à l’aérodrome de Gap Tallard

Avec Largo Winch 2, on s’offre un petit saut en parachute dans son salon. Un héritier, incarné par Tomer Sisley, se retrouve propulsé à la tête d’un grand groupe après la mort de son père. Mais peu après, il est accusé de crime contre l’humanité par un mystérieux témoin. Pour démonter ces accusations, il doit se replonger dans son passé. Largo Winch 2 (Jérôme Salle, 2011) nous emmène en Thaïlande, à Hong Kong, mais aussi dans les Alpes, à l’aérodrome de Gap Tallard. C’est là qu’a été tournée la scène du saut en parachute. Un pur moment de bonheur doublé d’une bonne montée d’adrénaline. Vertigineux.

Le hussard sur le toit

On visite Manosque, Avignon et Briançon

Inspiré du roman éponyme de l’écrivain provençal Jean Giono, Le Hussard sur le toit, de Jean-Paul Rappeneau (1995), nous fait voyager à travers le Sud. D’abord à Manosque. En 1830, Angelo Pardi, un colonel de hussards italien, y trouve refuge. Mais alors qu’une épidémie de choléra sévit, les Manosquins l’accusent d’empoisonner les fontaines. Pardi se réfugie sur les toits de la ville, avant de faire la connaissance de Pauline de Théus (Juliette Binoche). Pour échapper à la quarantaine, ils sillonnent ensemble la Provence. Devant Le Hussard sur le toit, on explore aussi Aix-en-Provence, Avignon, Briançon…

Et Dieu… créa la femme

Emblématique Saint-Tropez

De la musique, la mer, le ciel bleu, et le décor envoûtant de Saint-Tropez, à l’époque où le village n’était encore qu’un petit village de pêcheur. De quoi se changer les idées, et penser, tout en légèreté, à l’été qui doucement renaît. Sorti en 1956, Et Dieu… créa la Femme, de Roger Vadim, a contribué à faire de Saint-Tropez cette perle si prisée de la Méditerranée. Et de Brigitte Bardot, dans le rôle de Juliette, l’icône glamour qui lui est à jamais associée. Histoire d’une femme sublime, extravagante et libre, sur fond de jalousies amoureuses et de querelles familiales, Et Dieu… créa la Femme nous offre une belle respiration. On en a bien besoin.

Jean de Florette et Manon des Sources

La Provence de Pagnol

Voyage dans la Provence des années 20. Un petit village perdu dans la garrigue, près d’Aubagne, voit débarquer un bossu, Jean de Florette (Gérard Depardieu), accompagné de sa femme et de leur petite fille, Manon. « Des gens de la ville », comme on les surnomme ici en ricanant un peu. Il faut dire que leur arrivée, sur des terres dotées d’une source bénie en ce pays si sec quand le soleil tape, contrarie les plans de certains. Le bossu est victime d’une machination. Mais tout finit par se savoir. Même des années plus tard. Avec Jean de Florette et Manon des sources (1986), Claude Berri rend un magnifique hommage à Marcel Pagnol. Et aux paysages de Provence, que l’on a hâte de pouvoir redécouvrir (en vrai). 

Brice de Nice

On « surfe » à Nice

En matière de film, on ne trouvera pas mieux pour se vider la tête pendant le confinement. Génie méconnu du surf (surfeur raté pour le dire autrement), fêtard has been et imbu de sa personne, Brice de Nice vit à Nice (logique…). Son but dans la vie : attendre qu’une giga-vague déferle sur la plage pour pouvoir enfin prouver au monde l’étendue de son talent. Mais, aléas de la vie obligent, ses aspirations vont vite tomber à l’eau. Le film, réalisé par James Huth, est sorti en 2005. Mais quinze ans plus tard, personne n’a oublié les répliques cultes de Brice de Nice : « T’es comme le H de Hawaï, tu sers à rien ».

Le Héros de la famille

Embrouilles sur la Riviera

On reste à Nice, cette fois dans une ambiance cabaret. La survie du « Perroquet Bleu », haut lieu de la vie nocturne niçoise, est en jeu lors d’un héritage qui s’annonce compliqué. Les membres d’une famille disloquée, incarnés par Gérard Lanvin, Catherine Deneuve ou Emmanuelle Béart, se retrouvent malgré eux. C’est l’heure de laver son linge sale en famille, des rancœurs et des secrets révélés. Le Héros de la famille (Thierry Klifa, 2006), ou quand les paillettes sonnent la fin de l’heure de gloire…

Les quatre saisons d’Espigoule

La Provence perchée

Qui est déjà allé à Espigoule ? Personne. C’est normal : ce village provençal n’existe pas. C’est dommage. Dans sa comédie sortie en 1999, Christian Philibert a filmé pendant un an la vie quotidienne de ce hameau fictif perché du Haut-Var. Un long-métrage hilarant où « tout n’est pas tout à fait vrai », « mais où rien n’est vraiment faux ». Par exemple, à Espigoule, « les arbres, ils vibrent d’une manière différente… ». Ici, tout le monde fait un peu n’importe quoi, tout le temps. Mais tout le monde est heureux : « On n’est pas bien le matin-là, de bonne heure ? Il y’a dégun, pas un casse-couille… »

 

Seray-(1)

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