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Le Sud depuis son canapé : notre top 10 des livres de confinement

Être confiné n’empêche pas de voyager… de chez soi. Avec des auteurs du cru ou tombés amoureux de la Provence, des Alpes ou de la Côte d’Azur, on explore la région Sud, confortablement installé devant une bonne tasse de thé. Marcel Pagnol, Jean-Claude Izzo, Albert Camus, Fred Vargas, Alexandra David Néel… Provence-Alpes-Côte d’Azur, comme si vous y étiez !

Marcel Pagnol

« Marius », « Fanny », « César »

Le Vieux-Port de Marseille, le bar de la Marine du vieux César, le soleil et des parties de manille à vous « fendre le cœur »… Se (re)plonger dans « Marius », « Fanny » et « César », la célèbre trilogie de Marcel Pagnol, c’est embarquer pour le Marseille des années 20. L’enfant d’Aubagne l’a si bien raconté ! Ici, des phocéens aux caractères bien trempés s’exclament « peuchère ! », se traitent de « fada » et de « jobastre », en apprenant à doser des verres de mandarin-citron-curaçao :

« – Dans un verre, il n’y a que trois tiers

– Mais, imbécile, ça dépend de la grosseur des tiers ! »

À lire avé l’accent.

Alexandra David-Néel

« Voyage d’une parisienne à Lhassa »

Aventurière intrépide, Alexandra David Néel a fait de Digne-les-Bains son refuge, entre deux voyages au bout du monde. En 1928, elle y acquiert une petite maison (à visiter après le confinement !), qu’elle décore d’objets bouddhistes et orientaux rapportés de ses incroyables expéditions. Dans « Voyage d’une Parisienne à Lhassa », elle raconte comment elle est devenue la première européenne à pénétrer dans la cité interdite tibétaine. Un livre passionnant et le meilleur moyen de gravir l’Himalaya sans s’essouffler.

F. Scott Fitzgerald

« Gatsby le magnifique »

C’est dans une luxueuse villa située entre le Cap d’Antibes et Juan-les-Pins, sur la Côte d’Azur, que le romancier américain F. Scott Fitzgerald et sa femme Zelda s’installent en 1925. Ici, les soirées mondaines s’enchaînent et l’alcool coule à flots. La Villa Saint-Louis est le témoin de tous les excès du couple. Elle est aussi une puissante source d’inspiration : F. Scott Fitzgerald y a écrit « Gatsby le magnifique », l’un des plus grands romans américains de tous les temps. La flemme de lire ? On se tourne vers le très bon film de Baz Luhrmann avec Léonardo DiCaprio dans le rôle de Gatsby, jeune millionnaire épris de luxe et de débauche. À consommer sans modération.

Albert Camus

« La peste »

Oran, années 40. La vie quotidienne des habitants est soudainement bouleversée par une épidémie. Mis en quarantaine, ils sont coupés du monde. « Impatients de leur présent, ennemis de leur passé et privés d’avenir, nous ressemblions bien ainsi à ceux que la justice ou la haine humaines font vivre derrière des barreaux. Pour finir, le seul moyen d’échapper à ces vacances insupportables était de faire marcher à nouveau les trains par l’imagination et de remplir les heures avec les carillons répétés d’une sonnette pourtant obstinément silencieuse ». Ça vous rappelle quelque chose ? Ces dernières semaines, les ventes de « La peste » se sont envolées. Publié en 1947, ce roman est l’œuvre phare d’Albert Camus, un amoureux de la Provence qui avait fait de Lourmarin, dans le Luberon, sa terre de cœur.

Jean-Claude Izzo

La trilogie Fabio Montale

Et si on explorait Marseille grâce à un bon polar ? Ou plutôt trois bons polars : « Total Khéops », « Chourmo » et « Solea ». Jean-Claude Izzo est un enfant de la cité phocéenne. Comme le héros de sa trilogie : Fabio Montale, un flic très spécial. Les quartiers nord, les ruelles tortueuses du Panier et les calanques indomptées… Montale connait Marseille comme sa poche. Une fois le confinement terminé, on pourra même se balader dans la ville, à la découverte des lieux mythiques de ses enquêtes.

 

 

Agatha Christie

« Le train bleu »

Reine incontestée du roman policier britannique, Agatha Christie a bien connu la France… Et la Côte d’Azur, où elle a séjourné plusieurs fois. Des villégiatures dont elle s’est inspirée : en 1928, elle publie « Le train bleu ». L’intrigue se déroule à bord de la ligne qui relie Calais à Nice. Une riche héritière vient d’y être assassinée. Le célèbre détective Hercule Poirot, qui pensait s’offrir quelques jours de vacances sur la côte, traque le coupable…

Alphonse Daudet

« Les lettres de mon moulin »

C’est parti pour un voyage littéraire en terres provençales. Recueil de 24 nouvelles, « Les lettres de mon moulin » vous emmènent dans la Provence rurale de la deuxième moitié du XIXe siècle. À Beaucaire, Cucugnan ou Fontvieille – où se trouve, encore aujourd’hui, le fameux moulin ! Commérages de village, trafic de fausse farine, récits de gardiens de phares et de douaniers, et, bien sûr, l’inoubliable « Chèvre de Monsieur Seguin ». Avec Daudet, voyage assuré… bien calé sur son oreiller.

 

Jean Giono

« Le hussard sur le toit »

Envie d’aventure ? On se plonge dans « Le hussard sur le toit » pour suivre les péripéties du jeune Angelo Pardi. Colonel de hussards, il fuit son Italie natale et débarque à Manosque… en pleine épidémie de choléra. Accusé par les locaux d’empoisonner les fontaines, Angelo trouve refuge sur les toits de la ville. Géant de la littérature provençale, Giono n’a jamais quitté Manosque. Il y a créé une œuvre monumentale, inspirée des chemins lumineux et de la belle nature de la Haute-Provence, que l’on pourra toujours découvrir dans quelques semaines… 

Fred Vargas

« L’homme à l’envers »

On part dans le Mercantour. Dans ces terres sauvages et mystérieuses où la nature impose sa loi, les loups reprennent peu à peu leurs droits. Ils s’en prennent aux brebis. Puis à une femme, que l’on retrouve égorgée. Dans les vallées alpines, la rumeur se propage : et si le loup était, en fait, un loup-garou ? Le commissaire Adamsberg mène l’enquête. Moqué par les conformistes, ce flic atypique a toujours l’air un peu à côté de la plaque. Comme d’habitude, la vérité jaillira des brumes profondes de son esprit déstructuré.

Colette

« Le blé en herbe »

Femme de lettre incontournable du XXe siècle, Colette tombe sous le charme de Saint-Tropez en 1925. Le village n’est alors qu’un petit port de pêche. Elle y achète une maison, « La Treille Muscate », dont le nom lui est inspiré par le raisin muscat qui s’épanouit sur le terrain alentour. Elle y demeurera jusqu’en 1939. On se replonge dans son univers en parcourant les pages du « Blé en herbe », récit du passage de l’enfance à l’adolescence. Une histoire de jalousie mais aussi d’insouciance. On en a tant besoin !