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Les Alpes au patrimoine de L’UNESCO !

Depuis 2008, les fortifications de Briançon et la place-forte de Mont-Dauphin, dans les Hautes-Alpes, sont inscrites au patrimoine mondial de L’UNESCO. Deux œuvres incontournables du marquis de Vauban, l’ingénieur militaire de Louis XIV.

Vauban, le visionnaire

Les deux monuments alpins inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008 – les fortifications de Briançon et celles de Mont-Dauphin – sont l’œuvre de Sébastien Le Preste de Vauban (1633-1707). Sous le règne de Louis XIV, l’ingénieur militaire, architecte et urbaniste avait entrepris de doter le royaume de France d’une « ceinture de fer », matérialisée par une série de citadelle. C’est dans ce contexte qu’une trentaine de places fortes ont vu le jour le long des frontières.

Monuments et Musées

Les fortifications de Briançon

Perchée à 1.326 mètres d’altitude, au carrefour de cinq vallées, Briançon s’est naturellement imposée comme un site à fortifier après les offensives des ducs de Savoie. Pour ce faire, les plans imaginés par Vauban de son vivant ont été scrupuleusement respectés. Outre une enceinte de trois kilomètres, la ville a été encerclée de forts de protection (fort des Salettes, fort des Trois Têtes, fort Dauphin et fort du Randouillet) et dotée de voies de circulation (pont d’Asfeld et communication Y). Un coup d’œil sur ces fortifications, édifiées sur un terrain ultra-escarpé, suffit à prendre la mesure du génie dont Vauban a fait preuve.

La place forte de Mont-Dauphin

Édifiée à partir de 1693 pour anticiper les invasions italiennes, la place-forte de Mont-Dauphin coiffe un vaste belvédère perché à 1.050 mètres d’altitude, qui surplombe les vallées du Guil et de la Durance. Bâtie ex-nihilo, elle a été pensée par Vauban comme une ville de garnison, destinée à héberger 200 soldats et autant d’habitants. Une balade le long de ces murs et édifices ultra-préservés (arsenal, magasins à poudre, caserne et église inachevée) vous promet un inoubliable voyage dans le temps.