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La Côte Bleue

Moins connue que les calanques de Marseille, cette partie du littoral n’a pourtant rien à leur envier. Entre criques aux eaux cristallines, villages authentiques et spécialités gouteuses, la Côte bleue a tout d’un spot de rêve.

La Côte bleue

Un littoral intact

Entre le petit port de l’Estaque – au nord de Marseille – et Martigues s’étire une succession de hautes falaises, de criques, de vastes plages (de sable ou de galets) et de calanques plongeant dans une eau turquoise. Longue de 25 kilomètres, la Côte Bleue offre un littoral brut et extrêmement bien préservé. Propice à la randonnée, à la baignade, aux sports de glisse et à la plongée, elle est prisée des Marseillais en quête de grand air. Pour saisir tout son charme, découvrez-là à bord du petit train de la Côte Bleue. Une ligne de chemin de fer accrochée au flanc de la chaîne de l’Estaque. Le parcours compte 7 gares, 45 passages inférieurs, 21 passages supérieurs, 2 ponts et 18 viaducs, dont quatre labellisés « Patrimoine du XXe siècle ».

Des petits ports pittoresques

Niolon, Ensuès, Carry-le-Rouet…

Reliés à Marseille grâce à l’arrivée du chemin de fer en 1915, les petits ports de pêche de la Côte Bleue, réputés pour leur atmosphère familiale, ont su conserver toute leur authenticité. Planté au fond d’une calanque surmontée par le viaduc de la voie ferroviaire, le minuscule port de Niolon, bordé de cabanons, fait face à la rade de la cité phocéenne. Un peu plus loin, Ensuès-la-Redonne abrite aussi de jolis petits ports nichés au fond de calanques aux eaux cristallines. Avec son casino, ses bars, ses restaurants et son port de plaisance, Carry-le-Rouet est la plus importante station balnéaire de la Côte Bleue. Ses plages et ses criques courent jusqu’à sa voisine Sausset-les-Pins. Ancien port de pêche au thon, elle est aujourd’hui connue pour son port de plaisance. Enfin, avec ses plages prisées des surfeurs et son marché aux poissons, le port de Carro vaut vraiment le détour. Comme sa voisine La Couronne, dotée d’un joli phare rouge et blanc.

Le parc régional marin

Des fonds marins préservés

Créé en 1983, le parc marin de la Côte Bleue abrite les zones maritimes protégées de Carry-le-Rouet, Ensuès-la-Redonne, Martigues, Le Rove et Sausset-les-Pins. Il a pour vocation de préserver la faune et la flore du littoral. Dans ce but, la pêche, le mouillage et la plongée y sont interdits. Le développement économique et social des activités liées à la mer, en particulier la pêche professionnelle et artisanale, est encouragé. L’action du parc marin de la Côte bleue a porté ses fruits : ces dernières années, la faune marine du littoral s’est considérablement développée.

Réserves et autres espaces naturels

Les vestiges de la Côte Bleue

Témoins d’une histoire millénaire

Le littoral de la Côte Bleue est émaillé d’étonnants vestiges archéologiques, qui témoignent de la présence de l’homme depuis l’Antiquité. À Saint-Mitre-les-Remparts, près de l’étang de Berre, les fouilles archéologiques de Saint-Blaise ont permis de révéler l’occupation des lieux de la préhistoire jusqu’au Moyen-Âge en mettant à jour une ville antique. Toujours sur les rives de l’étang de Berre, à Saint-Chamas, admirez le Pont Flavien, un édifice romain daté du Ier siècle après JC, construit en surplomb de la Touloubre. En empruntant le sentier de découverte de 15 kilomètres qui relie Lavera à Sausset-les-Pins, on remarque les vestiges des carrières littorales antiques. La roche porte les traces de la taille des pierres que l’on acheminait par la mer vers Marseille, dès le Ve siècle avant JC.

Oursins, poutargue, brousse…

Des spécialités savoureuses

La Côte Bleue est réputée pour ses oursinades, organisées dans ses ports les trois premiers dimanches de janvier et de février. Locaux et visiteurs s’y retrouvent pour déguster, dans une ambiance conviviale, le corail des oursins agrémenté d’une goutte de jus de citron… Et d’un bon verre de vin blanc ! Autre spécialité locale : la poutargue. Cuisinée à base d’œuf de mulet ou de muje, elle est servie râpée sur une tranche de pain de campagne. Goûtez aussi aux mélets, cette recette de Martigues qui mêle anchois macérés dans la saumure, poivre et fenouil. Côté terre, la Côte Bleue peut se targuer de produire la Brousse du Rove, un fromage fabriqué à partir du lait d’une race de chèvre originaire du village de Rove. Elle a d’ailleurs obtenu récemment une appellation d’origine contrôlée (AOC).