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Les anecdotes du Tour de France

Devant sa télé les après-midis d’été, chez le voisin ou en bon supporter sur le bord de la route pour acclamer les cyclistes, le Tour de France et ses cols mythiques ne laissent personne indifférent. Échappées héroïques, remontada à quelques kilomètres de l’arrivée ou encore sprint final… Remémorons-nous quelques souvenirs du Tour de France dans les Alpes !

Les Alpes et ses cols, le paradis des cyclistes

Le rendez-vous des as de la petite reine

Depuis sa création en 1903, le tour cycliste se distingue par ses étapes de montagne, donnant lieu à des exploits épiques par les coureurs devenus des légendes du Tour de France. Parmi les cols mythiques que comptent les massifs alpins, le Col de la Bonette, le col le plus haut d’Europe, et le Col de Turini sont les plus impressionnants. Chacun a été emprunté 4 fois durant cette compétition. Le col de Turini était d’ailleurs au programme de l’édition 2020 du Tour de France. Durant l’étape 2, au départ de Nice, les coureurs ont affronté les cols de la Colmiane et de Turini, soit 3700 m de dénivelé positif cumulé. Pour l’anecdote, reportée au mois d’août en raison de l’épidémie de Covid-19, l’édition 2020 est la seule de l’histoire à ne pas s’être déroulée au mois de juillet.

La guerre des derniers kilomètres

Dans l’histoire du Tour de France, certains moments restent inoubliables. Durant le Tour de France 1975, le suspense est à son comble sur l’étape 15 entre Nice et Pra-Loup. C’est une bataille sans merci que se livrent le maillot jaune Eddy Merckx, Felice Gimondi et Bernard Thevenet sur les quatre derniers kilomètres. Gimondi prend alors la tête mais se fait doubler sur le dernier kilomètre par Thevenet qui remporte la victoire ainsi que le maillot jaune qu’il conservera jusqu’à l’arrivée finale. Cinq ans plus tard, la tumultueuse étape 16 du Tour de France 1980 entre Trets et Pra-Loup, longue de 208 km, est marquée par une impressionnante chute du Néerlandais Johan Van De Velde. Déséquilibré par un saut de chaîne, il entraîne dans sa chute le maillot jaune Joop Zoetemelk qui sera blessé au coude. Joseph De Schoenmaecker et Alberto Fernandez arrivent finalement en tête à l’issue d’un sprint mémorable remporté par le Néerlandais. Malgré sa blessure, Zoetemelk réussit à rattraper son retard et à conserver son maillot jaune.

La montagne met les champions au défi

Un beau challenge qu’est l’étape 16 du Tour de France 1971 de Grenoble à Orcières Merlette ! Luis Ocana défie celui que l’on surnomme « le cannibale », Eddy Merckx. Ocana attaque et, dans une chevauchée fantastique dans la montée d’Orcières, remporte la victoire et endosse le maillot jaune. On pense que la victoire finale est jouée, mais quelques jours après cet exploit, Luis Ocana est victime d’une lourde chute dans le col de Menté et est contraint d’abandonner. Cette fin dramatique pour celui qui avait réussi à battre le maître, a marqué l’histoire du cyclisme. Autre épisode marquant, la neige s’invite sur l’étape 9 du Tour de France 1996 qui rejoint le sommet de l’Iseran. La météo oblige même les commissaires à changer le parcours en raison de violentes chutes de neige et de températures très basses pouvant atteindre les -5°C. Le col de l’Iseran et le mythique Galibier sont neutralisés par les organisateurs. Ils décident de raccourcir l’étape, dont la longueur n’a finalement pas excédé 46 km.

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