La mine du Chardonnet constitue une des rares mines de graphite exploitée en France. Située à 2600m d'altitude, sans accès routier et aucun réel moyen de transport, elle était surtout exploitée par les habitants de la vallée de 1907 à 1937.
Le graphite, date de l’âge carbonifère (soit 300 000 millions d’années), est un dérivé du charbon par métamorphisme : transformation du charbon sous l'effet de pression et de températures élevées, vraisemblablement lors d'épisodes de remontées de laves à l’intérieur des massifs anciens.
Le graphite était essentiellement utilisé pour la fabrication des mines de crayon et pour les charbons des moteurs électriques .
L’exploitation de la mine débuta dès 1824 avec des équipement rudimentaires : pelles, paniers, brouettes. C'est à partir des années 1909 que l'extraction devint plus importante avec l’installation de treuils, l'utilisation de perforatrices et de pompes. La mine était accessible uniquement à pied, mais le minerai était quant à lui transporté en wagon jusqu'à la vallée de la Guisane par des câbles. La mine était alors dotée d'électricité et de baraquements.
On distingue encore les poteaux électriques et à l’entrée de la galerie principale, la roue du câble servait à acheminer des wagons jusqu’à la vallée de la Guisane.
Les vestiges de cette exploitation sont désormais propriétés de la commune de Monetier les Bains qui, suite à un inventaire du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières), sécurisa le site.
Pour plus d’informations, n'hésitez pas à consulter le site internet de la Société Géologique et Minière du Briançonnais.




