Exploitée selon toute vraisemblance dès le XVIIIème siècle pour la qualité de son minerai, c’est en 1824 que la concession devient propriété d’Etienne Laurençon, marchand et négociant Briançonnais, fournisseur de l'armée.
Jusqu’en 1917, se succèdent différents patrons, plus ou moins intéressés à son développement, et l’exploitation se cantonne sur la partie supérieure de la mine, alternant des phases intenses de travaux et de léthargie plus ou moins longs (de quelques mois à plusieurs années parfois). Les effectifs peuvent se monter à une vingtaine d‘ouvriers maximum, sous terre ou en surface, toujours l’hiver, produisant bon an mal an 500 à 1000 tonnes de minerai.
Les techniques restent rudimentaires, bien que des galeries d’aérage et d’exhaure soient rapidement mise en place pour favoriser l’exploitation. Le charbon est ensuite descendu en ramasse le long de chemins dédiés jusqu’à la grande route de Chamandrin.
Au tournant du siècle, une couche très prometteuse enrichit son propriétaire qui décide d' aménager la mine et lui donne les atours d’une mine industrielle, ou presque ! ce qu’elle deviendra à partir de 1917. Elle prend alors les allures d'une mine industrielle à la montagne, contraint par la topographie, en particulier par la pente. D‘importants capitaux extérieurs au briançonnais sont mobilisés et permettent des aménagements d’ampleur. Les effectifs se montent alors autour des 80/100 mineurs en période normale, diminuant quand même l’été, s’élevant à 150 quand la demande est forte avec un recours fort à l’immigration (jusqu’à un tiers des effectifs).
Cette structuration, plus industrielle, autorise des productions comprises entre 10 et 20 000 tonnes annuelles soit environ 20% de la production totale briançonnaise. A partir de 1929 , le projet tend à prendre un ampleur supplémentaire avec l’édification d’un télébenne chargée de faire transiter le charbon jusqu’à l’usine à boulets de la Tour, avant sa commercialisation.
Combarine demeure, bien que d'aspect industriel, une exploitation à vocation locale, aux horizons plus larges et prometteurs dans les périodes de guerres et de reconstruction. Sa participation à la bataille du charbon, après la Deuxième Guerre mondiale, ne sera pas significative, le bassin ne sera donc pas nationalisé attestant de sa fiable importance et de son déclin irrémédiable les années suivantes, jusqu'à sa fermeture en 1962.
Des panneaux explicatifs sont répartis tout au long du parcours afin de pouvoir visiter ce site en autonomie.
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