Prenant vraisemblablement la suite d’exploitations plus anciennes (XIXème ou XVIIIème siècles), dont nous n’avons pas la trace, le quartier des Envers, constitué de plusieurs galeries, est un exemple typique des mines paysannes de l’immédiat après-guerre.
Face aux enjeux de la reconstruction de la France, le bassin briançonnais est amené à produire des quantités importantes de charbon. Pour répondre à cette forte demande, les paysans mineurs s’organisent. Délaissant les techniques rudimentaires, ils cherchent le rendement, profitant de matériel déclassé ou d’expériences professionnelles dans les mines industrielles voisines.
La mine que vous allez voir allie ces deux mondes qui jusqu’à présent étaient restés imperméables. A la ramasse, cette luge à tout-faire des paysans, succèdent une noria de camions venant charger sur une aire de retournement puis s’approvisionnant à la goulotte donnant directement sur la route.
Sous terre, la galerie ancienne est creusée en pente, suivant la couche, et les mineurs se dotent alors d’un treuil mécanique pour pallier cette déclivité. L’organisation humaine change. Les six mineurs des années 1947 à 1953 instaurent un travail posté, avec des équipes de trois personnes, matin et soir, de 7 heures quotidiennes de travail, l’autre demi-journée étant consacrée aux travaux agricoles. Ils y travaillent même l’été, temps de l’activité agricole, exception à l’échelle du bassin, tant la mine est productive.
Des panneaux explicatifs sont répartis tout au long du parcours afin de pouvoir visiter ce site en autonomie.