Vue panoramique du domaine skiable de Serre Chevalier
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Domaine skiable de Serre Chevalier dans les Hautes-Alpes

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Louna.N

Les Alpes du Sud

hôte des Jeux Olympiques et Paralympiques 2030

L’hiver 2030 s’annonce spectaculaire dans les Alpes françaises. Du freestyle, de la vitesse, des acrobaties… vous aurez de quoi faire le plein de sensations ! Pour y voir plus clair sur ce grand rendez-vous qui s’étend des Alpes du Nord aux Alpes du Sud, en passant par Lyon et les Pays-Bas, on fait le point sur les lieux des compétitions et l’héritage que laisseront les Jeux derrière eux.

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Publié le 26 août 2026

Les Alpes, 2030 : un hiver pas comme les autres

À l’hiver 2030, les Alpes françaises vont vibrer au rythme des multiples épreuves des Jeux Olympiques et Paralympiques. Sur la carte, quatre grands pôles se répartissent les disciplines pour un programme aussi dense que spectaculaire. Rendez-vous dans le Briançonnais pour un concentré de sensations fortes avec les épreuves de ski freeride, ski freestyle et snowboard. À Lyon, place aux sports de glace, entre curling, hockey et patinage. En Savoie, les puristes retrouveront les grands classiques du ski alpin, tels que la descente ou le super-G, aux côtés du para ski alpin et du saut à ski. Enfin, en Haute-Savoie, fief du ski nordique, le biathlon, le ski de fond et le para ski de fond feront chauffer la neige comme le public. Seule exception à cette tournée française : le patinage de vitesse sera exilé aux Pays-Bas, à Heerenveen.

Les Alpes Françaises : première destination mondiale des sports d'hiver
Alpes françaises : 2030

Sensations fortes dans le Briançonnais

Dans les Alpes du Sud, deux hauts lieux des sports d’hiver du Briançonnais deviendront le théâtre de compétitions hors normes. Serre Chevalier accueillera 3 disciplines olympiques : le big air et le ski acrobatique, deux types de tremplin sur lesquels les compétiteurs s’élancent pour performer des figures acrobatiques sensationnelles, et le ski de bosses qui fait dévaler les skieurs à travers une piste de bosse impressionnante. Montgenèvre, plus ancienne station de ski de France créée en 1907 pour recevoir la première compétition internationale de saut à ski, recevra quant à elle le slopestyle, une descente 100% freestyle, le halfpipe, cette large rampe en demi-tube qui envoie les compétiteurs faire des figures spectaculaires dans les airs, mais aussi le ski cross, le ski alpinisme, le ski freeride, nouvelle discipline qui fait sa toute première entrée aux Jeux, et le slalomgéant parallèle de snowboard, une épreuve pendant laquelle les adversaires descendent en même temps un parcours semé d’obstacles. Un programme qui promet un beau spectacle !

Après-ski : l’héritage des Jeux dans les Alpes du Sud

Des Jeux dans les Alpes du Sud, c’est oui, mais au service du territoire bien après que la flamme s’éteigne. Le premier grand chantier qui va marquer une transformation importante est celui de la modernisation de la ligne TER Marseille – Briançon. Ces travaux vont permettre de raccourcir drastiquement la durée du trajet, qui va passer de 4h40 à 3h30 au total. Ils vont aussi permettre d’ajouter deux allers-retours quotidiens et d’améliorer l’accessibilité et le confort des gares de Gap, Embrun, Mont-Dauphin-Guillestre, L’Argentière-les-Écrins et Briançon, et de faciliter les correspondances train, bus, vélo et voiture. Autre chantier majeur, et certainement le plus bel héritage de ces JOP : le Fort des Trois-Têtes à Briançon, transformé en village olympique pendant les Jeux, deviendra a posteriori un vrai quartier de vie pour les Briançonnais, avec une centaine de logements, dont une large part sociale, complétés d’équipements hôteliers et publics. En contrebas, l’ancienne usine de la Schappe suivra la même trajectoire : après avoir servi les besoins olympiques, elle accueillera 117 logements et différents commerces pour redynamiser le quartier. Des aménagements qui s’inscrivent dans une logique commune : penser des Jeux utiles, avant, pendant et surtout après 2030.