Jeune femme de dos assise sur un banc sur les hauteurs de Saint-TropezLe village de Saint-Tropez, dans le Var
©Le village de Saint-Tropez, dans le Var|MDiDuca

Brigitte Bardot

Une icône du Sud

Star mythique des années 1950 et 60, elle est révélée dans Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim, tourné à Saint-Tropez, où elle acquiert La Madrague en 1958. Solaire, iconoclaste, « BB » est définitivement un mythe made in Sud. Découvrez les lieux qui ont marqué sa carrière et sa vie.

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Publié le 28 décembre 2025

Saint-Tropez

Scène mythique de Et Dieu… créa la femme

Au début des années 1950, Brigitte Bardot s’impose comme une étoile montante du cinéma français. Mais c’est un film de Roger Vadim (que l’actrice a épousé en 1952), Et Dieu… créa la femme, qui la propulse littéralement au rang de sex-symbol et star internationale. Elle y interprète Juliette, jeune femme libre et courtisée, dans une intrigue dont les scènes d’extérieur ont été principalement tournées à Saint-Tropez. On y reconnaît le quartier de la Ponche, doté d’une petite plage. Ainsi qu’une plage de Pampelonne à Ramatuelle. C’est là que l’équipe de tournage avait pour habitude de prendre ses repas. L’ancienne cantine devient plus tard le Club 55, célèbre bar, restaurant et plage privée. Les scènes d’intérieur sont, elles, tournées aux Studios de la Victorine de Nice. Entre Saint-Tropez et Brigitte Bardot, Et Dieu… créa la femme a à jamais tissé des liens indéfectibles. Aujourd’hui, le Musée de la Gendarmerie et du Cinéma de Saint-Tropez, qui explore les liens entre la ville et le 7e art, lui rend évidemment hommage. Et en 2017, une statue dorée de Brigitte Bardot a été édifiée place Blanqui. Elle pèse 700 kg et mesure 2,5 m de haut !

Brigitte Bardot "La madrague" 🐚 | Archive INA
Brigitte Bardot "La madrague" 🐚 | Archive INA
Brigitte Bardot "La madrague" 🐚 | Archive INA

Et village de La Madrague

La Madrague… ce nom vous dit forcément quelque chose ! En 1958, Brigitte Bardot acquiert sur un coup de cœur cette petite maison de pêcheur « les pieds dans l’eau » située route des Canebiers. De nombreuses fêtes y ont eu lieu avec les acteurs en vue de l’époque, dont Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. Malgré la pression constante des paparazzis, La Madrague sera, tout au long de sa vie, son refuge. Elle y vit de manière très simple. En 1992, tout en continuant à y résider, elle fait don de la maison à sa fondation, la Fondation Brigitte Bardot, créée en 1986 à Saint-Tropez pour défendre les droits des animaux. La Madrague, c’est aussi bien évidemment la chanson éponyme de 1963, dont les paroles sont restées célèbres : « Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés, qui l’eût cru déplorent la perte de l’été, qui depuis s’en est allé ». On le sait moins, mais Brigitte Bardot fréquentait en fait Saint-Tropez depuis l’enfance : ses parents y avaient aussi une maison, où ils venaient en vacances : La Saravia, rue de la Miséricorde.

Cannes

Un festival de gloire

Brigitte Bardot s’est aussi illustrée à plusieurs reprises à Cannes. Le 25 avril 1953, elle y accompagne son mari Roger Vadim. Sur la plage de l’Hôtel Carlton, elle pose en bikini devant les photographes. Les clichés font sensation, à une époque ou les maillots de bains deux-pièces, et les bikinis encore plus, restent rares sur les plages. Trois ans plus tard, en 1956, elle foule le tapis rouge du Festival de Cannes en star incontestée de la Croisette. Sa deuxième et dernière apparition à l’événement a lieu en 1967, pour la présentation du film Batouk produit par Gunter Sachs, son mari de l’époque. Sa venue donne lieu à des scènes d’hystérie !

Mais aussi Saint-Jean-Cap Ferrat, le col d’Eze, Nice et la Camargue

Moins spontanément associés à Brigitte Bardot que Saint-Tropez et Cannes, d’autres lieux de Provence-Alpes-Côte d’Azur permettent pourtant de se replonger dans sa carrière cinématographique. Sur la Côte d’Azur, on peut ainsi citer Saint-Jean-Cap-Ferrat et le Col d’Eze, où ont été tournées des scènes de La lumière d’en face (réalisé par Georges Lacombe, 1956) et où Bardot donne la réplique à Raymond Pellegrin. Et Nice, décor, avec Paris, de Une Parisienne (Michel Boisrond, 1957). Enfin, en Provence, la Camargue a été choisie comme décor (avec Séville) de La femme et le Pantin (Julien Duvivier, 1959). Notre conseil : commencez par (re)voir Et Dieu… créa la femme, pour un petit voyage dans le Saint-Tropez authentique des années 1950 !

Bonus vidéo : Brigitte Bardot pour Air France (1974)

En 1974, Brigitte Bardot prête sa voix et son image à une campagne internationale d’Air France et du French Government Tourist Office. Elle y vante « les vacances à la maison » sur la Riviera – marcher sur le sable,  « swim on the Riviera », contempler les œuvres d’art et goûter à « some of the best food in the world » – avant de conclure : « Air France makes it easy to get there. »​​

Une manière parfaite de rappeler combien Brigitte Bardot a contribué au mythe glamour de la Côte d’Azur et de Saint‑Tropez.

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