Le sommet du Mont Ventoux en Haute-Provence, France
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Le sommet du Mont Ventoux en Haute-Provence, France

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Christian Mueringer

Tour 36

Les étapes iconiques du Tour de France

Découvrir les routes et cols mythiques du Sud, c’est suivre les traces des champions du Tour de France. Du mont Ventoux aux grands cols alpins, ces étapes font partie intégrante de la légende du cyclisme.

Durée : 8 jours, 7 nuits

Distance totale parcourue : 915 km

Principaux points d’accès :

  • Marseille aéroport
  • Gare d’Aix-en-Provence TGV
  • Gare d’Avignon TGV
  • Nice aéroport
  • Gare de Nice-Ville

Vous aimerez 

  • Pédaler dans les traces des plus grands coureurs du monde
  • Défier des ascensions légendaires comme le mont Ventoux ou le col d’Izoard
  • La diversité des paysages et des panoramas
  • Les haltes dans des villes et villages emblématiques des Alpes du Sud
Jour 1

À l’assaut du Géant de Provence

Aix-en-Provence, Mont Ventoux

L’ascension du mont Ventoux est une étape incontournable pour les cyclistes. Ce sommet emblématique culmine à près de 1910 m d’altitude et possède plusieurs routes d’accès, dont la plus célèbre part de Bédoin, avec une montée d’environ 21 km et un dénivelé positif de 1589 m. Le parcours est classé très difficile et demande de la préparation, car il combine une pente soutenue et l’exposition fréquente au vent, caractéristique du Ventoux. Il est également possible de grimper depuis Malaucène, d’une difficulté équivalente, ou bien de Sault, via un itinéraire légèrement plus long mais plus progressif. Cette ascension mythique, dont la première apparition sur le Tour de France date de 1951, attire des cyclistes du monde entier, tous désireux de gravir ce « Géant de Provence ».

Nuit à Bédoin
Distance parcourue : 155 km

Incontournables : 

  • Ascension du mont Ventoux
Jour 2

Sur les routes spectaculaires du plus grand canyon d’Europe

Bédoin, Gorges du Verdon

En quittant Bédoin, direction les routes du Verdon, qui offrent un contraste saisissant après l’atmosphère lunaire du mont Ventoux. Ici, le relief s’organise autour des impressionnantes gorges, creusées par la rivière au fil des millénaires et formées de falaises calcaires et de belvédères naturels. Les routes du Verdon sont appréciées pour leur tracé sinueux, leurs panoramas dégagés et la variété des ambiances traversées. Parcourues plusieurs fois par les cyclistes du Tour de France, elles épousent les courbes du canyon, considéré comme le plus grand d’Europe, et alternent passages en balcon et sections plus roulantes sur les plateaux. Entre roches verticales et eaux turquoise, le Verdon offre un cadre spectaculaire qui associe exigence sportive et beauté des paysages. Pour la soirée, rendez-vous à Castellane, village à l’allure à la fois alpine et provençale.

Nuit à Castellane
Distance parcourue : 145 km

Incontournable :

  • Routes du Verdon
Jour 3

Cap sur la haute montagne par le col d’Allos

Castellane, Barcelonnette

Le col d’Allos marque une véritable transition vers la haute montagne. Culminant à 2247 mètres d’altitude, il relie le haut Verdon à la vallée de l’Ubaye et fait partie des grands cols alpins régulièrement empruntés par le Tour de France. Souvent intégré à des étapes exigeantes, le col d’Allos est apprécié pour son caractère authentique et son environnement préservé. Étroite et sinueuse, la route du col d’Allos traverse des forêts, puis des prairies d’altitude avant d’atteindre un paysage plus minéral à l’approche du sommet. L’ascension reste régulière mais soutenue, avec des passages qui demandent constance et gestion de l’effort. Au sommet du col d’Allos, la vue s’ouvre sur les reliefs des Alpes du Sud et annonce une descente assez technique vers Barcelonnette, située au cœur de la vallée de l’Ubaye, où l’on retrouve l’ambiance typique d’une ville de montagne.

Nuit à Barcelonnette
Distance parcourue : 135 km

Incontournable :

  • Col d’Allos
    Jour 4

    Sur la route la plus haute de France

    Barcelonnette, Jausier via Col de la Bonnette

    La cime de la Bonnette est souvent présentée comme l’une des routes les plus hautes d’Europe, atteignant 2802 mètres à son sommet. Les coureurs du Tour de France ont écrit plusieurs pages marquantes au col de la Bonnette-Restefond, tant l’altitude et la longueur de l’ascension jouent un rôle stratégique. La route, qui impressionne par son environnement de haute montagne, traverse des paysages grandioses, presque austères, où la végétation s’estompe avec l’altitude. Depuis Jausier, la montée est longue et progressive : elle s’étire sur plus de 20 kilomètres, avec une pente régulière qui demande un effort continu, amplifié par l’oxygène qui se fait plus rare et les conditions météo parfois changeantes. Ainsi, le col de la Bonnette-Restefond est une expérience cycliste typique de la haute montagne, entre silence, espace et sensation d’altitude. Courage !

    Nuit à Jausier
    Distance parcourue : 95 km 

    Incontournable :

    • Col de la Bonette-Restefond

     

    Jour 5

    De la Haute-Provence aux Hautes-Alpes par le col de Vars

    Jausiers, Guillestre

    Situé à 2108 mètres d’altitude, le col de Vars, qui relie la vallée de l’Ubaye au Guillestrois, est un classique du Tour de France. Il présente à la fois des sections régulières et des passages plus intenses et plus exigeants, dans un cadre emblématique des Alpes du Sud. À mesure que l’on gagne en altitude, les forêts laissent progressivement place à des alpages dégagés et verdoyants. Le col de Vars a souvent servi de terrain d’attaque lors des grandes étapes de montagne, contribuant à forger sa réputation de col mythique dans le monde du cyclisme. L’arrivée à Guillestre, aux portes du Parc naturel régional du Queyras et au carrefour de plusieurs vallées, marque une transition vers d’autres cols majeurs du massif.

    Nuit à Guillestre
    Distance parcourue : 120 km

    Incontournable :

    • Col de Vars
    Jour 6

    L’Izoard, col de légende

    Guillestre, Briançon

    Le col de l’Izoard est l’un des noms les plus évocateurs du Tour de France. Culminant à 2360 mètres, il est célèbre pour la Casse Déserte, un paysage minéral spectaculaire composé d’éboulis et de rochers aux formes singulières, qui constituent une véritable curiosité géologique. Le col de l’Izoard fait partie des grandes pages de l’histoire du cyclisme, emprunté dès les premières éditions alpines du Tour. Son ascension alterne passages boisés et secteurs plus exposés et exige des coureurs de faire preuve d’endurance et de régularité. Au sommet, une stèle rend hommage aux champions qui ont marqué ce col, tels que Fausto Coppi et Louison Bobet. La descente à Briançon se fait sur une vingtaine de kilomètres, avant d’atteindre cette ville fortifiée classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    Nuit à Briançon
    Distance parcourue: 95 km

    Incontournable :

    • Col de l’Izoard
    Jour 7

    Le col de Montgenèvre, le col de Turini et le col de la Madone

    Briançon, Nice

    À proximité immédiate de Briançon et de la frontière italienne, le col de Montgenèvre marque l’un des passages historiques entre la France et l’Italie. Situé entre le massif des Cerces et le massif du Queyras, il a été franchi à dix reprises par le Tour de France depuis 1949. Son profil reste accessible comparé à d’autres géants alpins, mais il se caractérise par un enchaînement d’étapes exigeantes. En redescendant vers le sud, direction l’arrière-pays niçois où se trouvent deux derniers cols mythiques. Au cœur du Parc national du Mercantour, le col de Turini est réputé pour ses nombreux lacets et son environnement forestier, également auprès des amateurs de rallye automobile. Encore plus au sud se trouve le col de la Madone, juste au-dessus de Menton. Moins haut que les autres cols évoqués jusqu’ici, il n’en reste pas moins un challenge et est souvent choisi par les coureurs professionnels pour s’entraîner.

    Nuit à Nice
    Distance parcourue : 170 km

    Incontournables:

    • Col de Turini
    • Col de Montgenèvre
    • Col de la Madone
    Jour 8

    Revivre l’arrivée du 111e Tour de France

    Nice

    En 2024, Nice a accueilli l’arrivée du Tour de France pour la 111e édition, une première historique hors de Paris. L’avant-dernière étape proposait un parcours exigeant, mettant en valeur les reliefs qui entourent la ville, de la Promenade des Anglais jusqu’au col de la Couillole. Quant à la dernière étape, il s’agissait d’une course contre-la-montre entre Monaco et Nice. Les coureurs ont longé le littoral à toute vitesse avant de rejoindre la Promenade des Anglais, offrant un décor méditerranéen exceptionnel pour clore l’épreuve. Peut-être aurez-vous encore l’énergie de relever le défi de ces deux dernières étapes ? Après quoi, il sera bienvenu d’aller flâner dans les ruelles de la vieille ville ou de se prélasser sur les plages de la baie des Anges, pour un repos bien mérité.

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