Découvrez la « méthode Raspail » à travers les œuvres du savant conservées à la bibliothèque-musée Inguimbertine. Une plongée dans ses recherches et son héritage scientifique.
Natif de Carpentras, François-Vincent Raspail (1794-1878) est un chimiste et un homme politique français. Si ses convictions républicaines et son opposition à Napoléon III l’ont ancré dans la mémoire collective, c’est aussi pour son engagement pour l’amélioration des conditions de vie des classes ouvrières.
Il publie de nombreux ouvrages de chimie et de médecine. Il participe largement au mouvement hygiéniste qui se développe au XIXe siècle. Il met au point un élixir de santé appelé « liqueur hygiénique de dessert » dont il donne la recette dans son Manuel annuaire de santé et qui est censée assurer une longue vie. Sensible aux conditions sociales et sanitaires des plus démunis, il exerce illégalement et gratuitement la médecine en leur prodiguant des soins et des médicaments.
En 1844, il publie sa Médecine des familles ou méthode hygiénique et curative par les cigarettes de Camphre où il développe ce que l’on appelle la « méthode Raspail ». En effet, il considère que toutes les maladies sont causées par les parasites et que le camphre est le seul remède efficace. S’il n’a pas découvert cette substance, il développe son usage en proposant différentes formes galéniques ; camphre à manger, à priser, à fumer ou encore sous forme d’alcool, d’huile ou d’eau sédative. Cette méthode, accompagnée de nombreux préceptes hygiéniques et moraux, connaît un grand succès populaire grâce à sa simplicité ainsi qu’un formidable travail de communication et le rend très populaire auprès des plus pauvres.
En 1978, la veuve de son arrière-petit-fils lègue à la ville de Carpentras 90 liasses relatives à François-Vincent Raspail et sa famille. Ce « fonds Raspail » nous éclaire sur ses travaux de médecine et le rôle qu’il a joué dans l’évolution du système de santé tout au long du XIXe siècle.
Nombre de places limité, réservation conseillée.
