Dans cette performance, Bonnie Banane et Soa Ratsifandrihana se rencontrent pour la première fois sur scène : deux corps, deux présences, qui se métamorphosent devant nous, entre fantaisie et réalité.
Portées par une machine affective où le cœur et le corps cherchent à formuler un vœu, celui de rester debout dans un monde saturé d’images, d’injonctions et de chocs, un monde où le présent parait piégé dans une boucle infinie.
Entre aurore et horreur, elles explorent ce que Samah Karaki appelle l’engourdissement psychique : cette forme d’anesthésie émotionnelle face à un monde saturé de crises, où les mécanismes de défense prennent la forme de mèmes, de satires absurdes, d’excès numériques et sensoriels. Prises dans une spirale de doomscrolling, ce réflexe compulsif qui pousse à faire défiler sans fin des contenus sur nos écrans, elles tentent de résister au cynisme ambiant en l’opposant à une tentative de magie, de candeur, de sincérité.
Entre aurore et horreur, elles explorent ce que Samah Karaki appelle l’engourdissement psychique : cette forme d’anesthésie émotionnelle face à un monde saturé de crises, où les mécanismes de défense prennent la forme de mèmes, de satires absurdes, d’excès numériques et sensoriels. Prises dans une spirale de doomscrolling, ce réflexe compulsif qui pousse à faire défiler sans fin des contenus sur nos écrans, elles tentent de résister au cynisme ambiant en l’opposant à une tentative de magie, de candeur, de sincérité.

