Musique sacrée de la Renaissance par les Voix Animées, 6 chanteurs a capella, direction musicale Luc Coadou. Dans le cadre du cycle de concerts "Entre pierres et mer" #15.
"Duo Seraphim" est un programme de concert au cœur de la musique sacrée post conciliaire, une musique faite d’exigence, entre rigueur et dévotion.
Le concile de Trente (1545/1563) fut organisé afin de donner à l'Église Catholique les moyens de résister à la Réforme protestante. Parmi les préconisations des pères conciliaires, celles concernant la musique étaient de redonner au texte sacré toute sa place en présence et en compréhension. La polyphonie fut remise en cause pour son caractère parfois trop profane. Giovanni Pierluigi da Palestrina par sa science du contrepoint réussit à convaincre les prélats des vertus de l’art polyphonique. Il applique à la musique sacrée ce que plus tard Claudio Monteverdi édictera comme dogme à la musique profane, "prima è le parole e poï la musica". Les attentes du concile furent cependant interprétées de manière sensiblement différente dans l’aire ibérique où l’expressivité, voire la sensualité de la musique, fut considérée comme un outil de séduction pour ramener dans le giron de la papauté les brebis potentiellement tentées par les sirènes de la jeune église réformée. Une unité de dévotion pour un double chemin musical menant vers le baroque.
Musique de Giovanni Pierluigi da Palestrina, Tomás Luis de Victoria, Juan de Esquivel Barahona, Alonso Lobo, Filipe de Magalhaes.
Le concile de Trente (1545/1563) fut organisé afin de donner à l'Église Catholique les moyens de résister à la Réforme protestante. Parmi les préconisations des pères conciliaires, celles concernant la musique étaient de redonner au texte sacré toute sa place en présence et en compréhension. La polyphonie fut remise en cause pour son caractère parfois trop profane. Giovanni Pierluigi da Palestrina par sa science du contrepoint réussit à convaincre les prélats des vertus de l’art polyphonique. Il applique à la musique sacrée ce que plus tard Claudio Monteverdi édictera comme dogme à la musique profane, "prima è le parole e poï la musica". Les attentes du concile furent cependant interprétées de manière sensiblement différente dans l’aire ibérique où l’expressivité, voire la sensualité de la musique, fut considérée comme un outil de séduction pour ramener dans le giron de la papauté les brebis potentiellement tentées par les sirènes de la jeune église réformée. Une unité de dévotion pour un double chemin musical menant vers le baroque.
Musique de Giovanni Pierluigi da Palestrina, Tomás Luis de Victoria, Juan de Esquivel Barahona, Alonso Lobo, Filipe de Magalhaes.





