Conférence menée par Jean-François Kervégan, philosophe, Univ. de Paris 1-Panthéon-Sorbonne.
Argument de sa conférence :
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame (art. 11) que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ». Dirigée contre le pouvoir de censure exercé par un gouvernement tyrannique à l’encontre d’opinions ou d’idées contraires à ses intérêts et aux croyances sur lesquelles reposait son pouvoir sur les esprits, cette liberté est aujourd’hui invoquée à l’appui de « vérités alternatives » dont la diffusion serait entravée par de prétendues « vérités officielles », fussent-elles même étayées par des preuves scientifiques incontestables. D’outil de libération de la pensée, la liberté d’expression est devenue, pour certains, un moyen de proposer, ou d’imposer, un « récit » capable de transformer notre perception du réel et d’affecter notre capacité d’agir sur lui. Comment cela s’est-il produit, et quelles conséquences cela peut-il avoir ?
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame (art. 11) que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ». Dirigée contre le pouvoir de censure exercé par un gouvernement tyrannique à l’encontre d’opinions ou d’idées contraires à ses intérêts et aux croyances sur lesquelles reposait son pouvoir sur les esprits, cette liberté est aujourd’hui invoquée à l’appui de « vérités alternatives » dont la diffusion serait entravée par de prétendues « vérités officielles », fussent-elles même étayées par des preuves scientifiques incontestables. D’outil de libération de la pensée, la liberté d’expression est devenue, pour certains, un moyen de proposer, ou d’imposer, un « récit » capable de transformer notre perception du réel et d’affecter notre capacité d’agir sur lui. Comment cela s’est-il produit, et quelles conséquences cela peut-il avoir ?
