Un parcours à travers quelques joyaux du répertoire baroque. Les airs poignants de Haendel, Vivaldi et Purcell côtoient la ferveur bouleversante du Stabat Mater de Pergolesi, tandis que la flûte à bec, l’orgue et le violoncelle déploient leurs couleurs.
Ce concert propose un voyage au cœur de l’esthétique baroque, où la musique se fait langage des passions humaines. Entre ferveur spirituelle, virtuosité instrumentale et intensité dramatique, ce programme explore toute la richesse expressive des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles.
Les canzonettas italiennes d’Orazio Vecchi, de Filippo Azzaiolo et de Giuseppino del Biabo ouvrent le concert dans un esprit vif et populaire, témoignant de l’art madrigalesque tardif où la musique épouse avec finesse les inflexions du texte.
La musique instrumentale tient également une place importante avec la Ciaccona de Benedetto Marcello, la célèbre Follia anonyme Faronells Ground, ou encore la délicate sonate Le Rossignol de François Bouin. Ces pages mettent en valeur les couleurs expressives de la flûte à bec, soutenue par la profondeur du violoncelle et la richesse harmonique de l’orgue.
La voix s’élève ensuite dans quelques-unes des pages les plus émouvantes du répertoire baroque. Le célèbre Air du froid extrait de King Arthur de Henry Purcell révèle une atmosphère dramatique saisissante, tandis que les extraits du Stabat Mater de Giovanni Battista Pergolesi expriment avec intensité la douleur et la spiritualité de cette œuvre bouleversante.
Le programme se déploie également à travers les grandes pages lyriques d’Georg Friedrich Haendel avec les airs célèbres Lascia ch’io pianga et Ombra mai fu, véritables joyaux d’émotion et de pureté mélodique, ainsi qu’avec l’éloquence dramatique d’Antonio Vivaldi dans des extraits de Juditha Triumphans et de l’opéra Tito Manlio.
Porté par la voix profonde et expressive de la contralto Marie Pons, ce programme fait dialoguer la musique vocale et instrumentale dans un esprit de partage et de sensibilité. Elle est entourée de Christian Mendoze à la flûte à bec, Corinne Betirac à l’orgue, Daniele Schön au violoncelle et Jean-Charles Lorgoulloux aux percussions.
Entre lumière et gravité, virtuosité et méditation, Émotions baroques invite l’auditeur à parcourir les multiples visages d’un art où la musique devient l’écho des passions de l’âme.


