Peinture et musique fusionnent : formes, rythmes et matières composent une partition visuelle. Entre geste physique et silence, chaque toile s'offre comme une note du réel — une œuvre à la tessiture du sensible.
« Peindre comme une musique, une composition.
Les actes de création comme auditions du monde.
Noires, blanches puis soudain éclatent.
Nuances, tons, soupirs puis silence ; encadrant chaque toile.
Des notes de réel, partitions modelées du visible et des compositions des sens, matière en mouvement devenue audible.
Le rythme est soutenu par les formes qui se détachent, s’émancipent pour enfin soutenir le tableau.
A leur rencontre s’orchestrent les teintes, les tâtonnements, les accroches de la main.
La présence est physique, l’œil devient réceptacle des variations et des accords et la multiplicité se fait créatrice d’unité.
L’indéfectible présence d’un corps à corps avec une matière sans cesse remodelée, retravaillée et bientôt révélée à elle-même.
Un dépouillement progressif s’opérant comme une libération des nécessités de la représentation pour une offrande sans fard au seul regard attentif.
Une œuvre à la tessiture du sensible. »

