
La première grande rafle de familles juives françaises en janvier 1943, l’évacuation de 20 000 personnes des quartiers nord du Vieux-Port ainsi que leur destruction. Près de 1 500 personnes seront déportées, 14 hectares détruits.
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Près de deux mois après l’arrivée des Allemands à Marseille, en janvier 1943 à la suite d’une série d’attentats, Hitler lui-même donne l’ordre d’une répression sans précédent. Ont alors lieu, avec la collaboration du régime de Vichy, la première grande rafle de familles juives françaises, l’évacuation de 20 000 personnes des quartiers nord du Vieux-Port ainsi que leur destruction . Près de 1 500 personnes seront déportées, 14 hectares détruits.
Cette exposition a pour objectif d’amener les visiteurs à comprendre comment une telle série d’événements a pu advenir sans oublier les enjeux idéologiques et stratégiques nazis. Elle vise à explorer les prémices de la catastrophe, en montrant que, si tout n’était pas écrit, l’impensable a été rendu possible par une sédimentation de représentations accolées à l’histoire de Marseille et à un imaginaire écrasant, une vision bien particulière que dégage Marseille, plus particulièrement ses vieux quartiers, depuis des décennies, une mauvaise réputation.
Marseille ville ingouvernable et non gouvernée, ville rebelle, repaire de bandits. Elle est le symbole de la dégénérescence politique et morale. Une verrue infamante qu’il convient de rayer du paysage, en procédant à une vaste épuration présentée comme urgente et salutaire, afin d’effacer de la carte ce ghetto de pauvres et de « métèques », un refuge pour tous les persécutés dans l’entre-deux-guerres : antifascistes italiens, républicains espagnols, opposants allemands, Juifs apatrides, et enfin, un des foyers de la Résistance marseillaise pendant l’Occupation.
C’est à l’exploration de ce jeu de miroir complexe, se déployant sur un demi-siècle, que le visiteur de l’exposition sera invité à approcher la réalité de ces quartiers et ce qu’ils ont généré comme imaginaire, à comprendre le cheminement vers la destruction d’un quartier-symbole.
Des textes et images, ainsi que 8 créations sonores permettent de saisir le ton de l’époque. Deux comédiens, Claude Leprêtre et Jean-Rémi Chaize, incarnent la lecture d’une sélection de textes de romanciers, reporters et éditorialistes des années 1920 et 1930, mais aussi de quelques échos dissidents qui échappent à cette vision stigmatisante des quartiers populaires, permettant de mettre en exergue l’ambivalence du regard sur Marseille, entre fascination exotique et répulsion phobique où détestation des étrangers et mépris de classe vont souvent de pair. Une création musicale inédite, composée et interprétée par Singhkeo Panya, accompagne les voix.
L’exposition est composée de 4 thèmes :
Cosmopolitisme
Le port colonial
Un parfum de scandale
Au banc des accusés
► Afin d’être certain(e) de pouvoir bénéficier de la visite complète de toutes nos salles d’exposition, nous vous invitons à contacter le Musée avant votre visite
► Toutes les visites et activités autour de l’exposition sont disponibles sur le site des musées
Cette exposition a pour objectif d’amener les visiteurs à comprendre comment une telle série d’événements a pu advenir sans oublier les enjeux idéologiques et stratégiques nazis. Elle vise à explorer les prémices de la catastrophe, en montrant que, si tout n’était pas écrit, l’impensable a été rendu possible par une sédimentation de représentations accolées à l’histoire de Marseille et à un imaginaire écrasant, une vision bien particulière que dégage Marseille, plus particulièrement ses vieux quartiers, depuis des décennies, une mauvaise réputation.
Marseille ville ingouvernable et non gouvernée, ville rebelle, repaire de bandits. Elle est le symbole de la dégénérescence politique et morale. Une verrue infamante qu’il convient de rayer du paysage, en procédant à une vaste épuration présentée comme urgente et salutaire, afin d’effacer de la carte ce ghetto de pauvres et de « métèques », un refuge pour tous les persécutés dans l’entre-deux-guerres : antifascistes italiens, républicains espagnols, opposants allemands, Juifs apatrides, et enfin, un des foyers de la Résistance marseillaise pendant l’Occupation.
C’est à l’exploration de ce jeu de miroir complexe, se déployant sur un demi-siècle, que le visiteur de l’exposition sera invité à approcher la réalité de ces quartiers et ce qu’ils ont généré comme imaginaire, à comprendre le cheminement vers la destruction d’un quartier-symbole.
Des textes et images, ainsi que 8 créations sonores permettent de saisir le ton de l’époque. Deux comédiens, Claude Leprêtre et Jean-Rémi Chaize, incarnent la lecture d’une sélection de textes de romanciers, reporters et éditorialistes des années 1920 et 1930, mais aussi de quelques échos dissidents qui échappent à cette vision stigmatisante des quartiers populaires, permettant de mettre en exergue l’ambivalence du regard sur Marseille, entre fascination exotique et répulsion phobique où détestation des étrangers et mépris de classe vont souvent de pair. Une création musicale inédite, composée et interprétée par Singhkeo Panya, accompagne les voix.
L’exposition est composée de 4 thèmes :
Cosmopolitisme
Le port colonial
Un parfum de scandale
Au banc des accusés
► Afin d’être certain(e) de pouvoir bénéficier de la visite complète de toutes nos salles d’exposition, nous vous invitons à contacter le Musée avant votre visite
► Toutes les visites et activités autour de l’exposition sont disponibles sur le site des musées
Près de deux mois après l’arrivée des Allemands à Marseille, en janvier 1943 à la suite d’une série d’attentats, Hitler lui-même donne l’ordre d’une répression sans précédent. Ont alors lieu, avec la collaboration du régime de Vichy, la première grande rafle de familles juives françaises, l’évacuation de 20 000 personnes des quartiers nord du Vieux-Port ainsi que leur destruction . Près de 1 500 personnes seront déportées, 14 hectares détruits.
Cette exposition a pour objectif d’amener...
Cette exposition a pour objectif d’amener...
Prestations
Prestations
Handicap moteur
L’entrée accessible est l’entrée principale du muséeHandicap auditif
Les chiens guides (accompagnant les personnes en situation de handicap physique et/ou mental) sont admis dans les salles d’exposition.Handicap visuel
Les musées de la Ville de Marseille peuvent proposer des formes de médiation culturelle adaptées aux personnes en situation de handicap visuel. N’hésitez pas à vous rapprocher de l’équipe du musée que vous souhaitez (re)découvrir afin d’élaborer une visite guidée adaptée.
Les chiens guides (accompagnant les personnes en situation de handicap physique et/ou mental) sont admis dans les salles d’exposition.Handicap mental
Les musées de la Ville de Marseille peuvent proposer des formes de médiation culturelle adaptées aux personnes en situation de handicap mental. N’hésitez pas à vous rapprocher de l’équipe du musée que vous souhaitez (re)découvrir afin d’élaborer une visite guidée adaptée.
Les chiens guides (accompagnant les personnes en situation de handicap physique et/ou mental) sont admis dans les salles d’exposition.Accessible en fauteuil roulant en autonomie
Tarifs
Tarifs
Gratuit
—
Dans la limite des capacités d’accueil.
Horaires
Horaires
Toute l'année 2025 - Fermé le lundi
Du mardi au vendredi :
9h à 11h accueil des groupes,
11h à 18h accueil des individuels.
Samedi, dimanche et vacances scolaires : 9h à 18h
Fermé entre 12h30 et 13h30.
► Fermeture hebdomadaire le lundi, sauf les lundis de Pâques et de Pentecôte.
9h à 11h accueil des groupes,
11h à 18h accueil des individuels.
Samedi, dimanche et vacances scolaires : 9h à 18h
Fermé entre 12h30 et 13h30.
► Fermeture hebdomadaire le lundi, sauf les lundis de Pâques et de Pentecôte.
Localisation
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Langues parlées
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Accès
Accès
- Mucem n°60, 82, 82S, 83 : Arrêt de bus à 0.1km
Vieux Port ligne 1 : Station de métro à 0.5km