A l’origine, un album photo, que le temps, l’oubli et l’eau auraient fini par faire disparaître. Sauvé à ce stade de son existence, ces instantanés d’une vie, sans doute ordonnés, une mémoire presque effacée, mais seulement presque….
L'exposition de Mathieu Do Duc est un album livrant des ombres d’ombres, des traces de traces, d’existences, d’instants passés, privés de leur évidente lecture d’origine.
Des paysages improbables, paradis perdus, énigmatiques, devenus fantomatiques qui parfois portent ce goût âcre de l’oubli, une invitation à fouler des territoires chahutés balayés par les tempêtes de la mémoire ravivée.
Ces ombres, ces traces, ces énigmes, nous content à leur façon l’origine du monde le processus de transformation de décomposition lente, puis de recomposition de la matière dans une alchimie complexe qui viendra pourvoir les nouvelles inflorescences en pulsations nouvelles en flamboiements nouveaux.
Ces images "amnésiées" comme des feuilles flétries tombées, digérées par le temps, autour d’un immense arbre à l’automne de sa destinée.
Mais il faut bien tenter l’impossible chimère, transmettre ce qui doit l’être, la mémoire, même en lambeaux, en fragments de fragments, dérisoire tentative de maîtriser l’écoulement du temps.
On se retrouve à fouiller désespérément le sol d’une forêt d’arbres déracinés par le vent de l’histoire dont les trous béants se sont lentement remplis de songes de désirs fous de vaine vanité
On s’accroche, s'arc-boute, pour pouvoir combler ces vides, ces zones aveugles qui n’ont de cesse de hanter nos nuits blanches.
Se perdre, corps sans âme, au plus intime des non-dits, des volontaires, ou non, omissions, absence de sens, dans un combat inutile perdu dès le commencement.
En fin de compte se raisonner, se résigner, se faire à l’idée de la perte d’une partie de soi pour que le cycle de l’univers retrouve son immuable course naturelle.
Accepter de revenir au doux murmure chant du présent qui ne finit pas mais continue dans le souffle du jour qui succède à la nuit de l’hiver qui prolonge l’automne et précipite le printemps vers le bel été
Ce qui importe, est que soit contée la traversée.
Des paysages improbables, paradis perdus, énigmatiques, devenus fantomatiques qui parfois portent ce goût âcre de l’oubli, une invitation à fouler des territoires chahutés balayés par les tempêtes de la mémoire ravivée.
Ces ombres, ces traces, ces énigmes, nous content à leur façon l’origine du monde le processus de transformation de décomposition lente, puis de recomposition de la matière dans une alchimie complexe qui viendra pourvoir les nouvelles inflorescences en pulsations nouvelles en flamboiements nouveaux.
Ces images "amnésiées" comme des feuilles flétries tombées, digérées par le temps, autour d’un immense arbre à l’automne de sa destinée.
Mais il faut bien tenter l’impossible chimère, transmettre ce qui doit l’être, la mémoire, même en lambeaux, en fragments de fragments, dérisoire tentative de maîtriser l’écoulement du temps.
On se retrouve à fouiller désespérément le sol d’une forêt d’arbres déracinés par le vent de l’histoire dont les trous béants se sont lentement remplis de songes de désirs fous de vaine vanité
On s’accroche, s'arc-boute, pour pouvoir combler ces vides, ces zones aveugles qui n’ont de cesse de hanter nos nuits blanches.
Se perdre, corps sans âme, au plus intime des non-dits, des volontaires, ou non, omissions, absence de sens, dans un combat inutile perdu dès le commencement.
En fin de compte se raisonner, se résigner, se faire à l’idée de la perte d’une partie de soi pour que le cycle de l’univers retrouve son immuable course naturelle.
Accepter de revenir au doux murmure chant du présent qui ne finit pas mais continue dans le souffle du jour qui succède à la nuit de l’hiver qui prolonge l’automne et précipite le printemps vers le bel été
Ce qui importe, est que soit contée la traversée.
