Vernissage et rencontre avec Dany Jung, d’origine manouche et alsacienne. Inspiré par l’Alsace, le Maghreb et la Perse, il évolue vers la sculpture en terre vernissée, créant des œuvres en équilibre, légères et oniriques.
Manouche par son père et alsacien d’origine, Dany Jung grandit sur une terre-carrefour où les influences gitanes, juives, italiennes du nord et des pays de l’est trouvent asile et apportent avec elles un des arts le plus immédiat, celui de la vaisselle.
Devenu collectionneur d’art populaire, Jung cherche, trouve, amasse, restaure et rencontre la poterie Friedmann à Soufflenheim qui l’adopte. Il devient potier de terre vernissée. Les Friedmann l’initient à la technique du barolet (sorte de bouteille contenant l’engobe et se terminant par une plume d’oie) qui permet à ce graphiste diplômé des arts décoratifs de Strasbourg de développer un vocabulaire graphique fait de pleins et de déliés. Ses décors inspirés d’abord de l’art populaire alsacien débordent très rapidement leur géographie initiale et puisent, au cours de nombreux voyages, dans la richesse et l’opulence des céramiques du Maghreb (Kairouan) et de la Perse ancienne. Monde d’ocres, de vert de cuivre, de brun manganèse et de bleu de cobalt la terre vernissée reste à travers le monde une poterie chaleureuse, imagée souvent et issue d’une tradition populaire que ce soit au palais des papes d’Avignon ou à la mosquée de Kairouan.
Installé dans la Drôme à partir des années quatre-vingt, Dany Jung posera une tuile faîtière sur le toit de sa maison et progressivement s’orientera vers la sculpture : à partir d’éléments tournés puis assemblés naissent des personnages, des animaux dont certains portent une partie de glaçures (selle de cheval). L’essentiel des volumes est ensuite patiné aux ocres et à la cire.
Leur caractéristique, à tous, est l’équilibre-déséquilibre qui fait qu’on retient son souffle : cheval en arrêt au bord d’un précipice, personnage perché sur un pied en haut d’une colonne, prêt à tomber, dialogue entre homme et oiseau.
L’artiste a la passion du défi, une technique extrêmement sûre, et surtout le goût de la légèreté, du rêve, d’un monde tel qu’il devrait être, habité de personnages énormes et légers, d’animaux délivrés de toute pesanteur où le vivant se déploie puisqu’incarné dans ce mouvement « immobile ».
Dany Jung ou l’art d’échapper à la pesanteur.
Devenu collectionneur d’art populaire, Jung cherche, trouve, amasse, restaure et rencontre la poterie Friedmann à Soufflenheim qui l’adopte. Il devient potier de terre vernissée. Les Friedmann l’initient à la technique du barolet (sorte de bouteille contenant l’engobe et se terminant par une plume d’oie) qui permet à ce graphiste diplômé des arts décoratifs de Strasbourg de développer un vocabulaire graphique fait de pleins et de déliés. Ses décors inspirés d’abord de l’art populaire alsacien débordent très rapidement leur géographie initiale et puisent, au cours de nombreux voyages, dans la richesse et l’opulence des céramiques du Maghreb (Kairouan) et de la Perse ancienne. Monde d’ocres, de vert de cuivre, de brun manganèse et de bleu de cobalt la terre vernissée reste à travers le monde une poterie chaleureuse, imagée souvent et issue d’une tradition populaire que ce soit au palais des papes d’Avignon ou à la mosquée de Kairouan.
Installé dans la Drôme à partir des années quatre-vingt, Dany Jung posera une tuile faîtière sur le toit de sa maison et progressivement s’orientera vers la sculpture : à partir d’éléments tournés puis assemblés naissent des personnages, des animaux dont certains portent une partie de glaçures (selle de cheval). L’essentiel des volumes est ensuite patiné aux ocres et à la cire.
Leur caractéristique, à tous, est l’équilibre-déséquilibre qui fait qu’on retient son souffle : cheval en arrêt au bord d’un précipice, personnage perché sur un pied en haut d’une colonne, prêt à tomber, dialogue entre homme et oiseau.
L’artiste a la passion du défi, une technique extrêmement sûre, et surtout le goût de la légèreté, du rêve, d’un monde tel qu’il devrait être, habité de personnages énormes et légers, d’animaux délivrés de toute pesanteur où le vivant se déploie puisqu’incarné dans ce mouvement « immobile ».
Dany Jung ou l’art d’échapper à la pesanteur.

