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La Durance à vélo
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Enfourchez votre vélo au départ de Briançon , Ville et Pays d’Art et d’Histoire, pour sillonner les premiers kilomètres de l’itinéraire dans la vallée de la Guisane. Entre les sommets qui vous entourent, le tumulte des torrents et les fortifications Vauban inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, cette haute vallée alpine récompense les premiers efforts par ses panoramas saisissants. En avançant, vous distinguerez quelques blocs noirs au loin, de l’autre côté de la vallée, qui témoignent de l’ancienne exploitation minière du charbon rendue possible grâce aux grandes forêts toutes proches. Pour la première fois, vous traversez la Durance avant d’arriver aux portes du Parc national des Écrins.
Une fois l’Argentière dépassée, la Durance se trouve derrière vous et une belle pente inclinée juste devant vous invite à grimper ! Tenez bon, pour atteindre Freissinières, il faudra oser quelques bons coups de pédale, mais la vue incroyable depuis la table d’orientation vous récompensera. L’un des moments les plus agréables arrive alors avec une belle descente sous le Mont-Dauphin. À la belle saison, autorisez-vous un pique-nique ou une petite baignade à Eygliers ou bien à Réotier et prenez place en terrasse à Guillestre. Ici comme à Embrun, Ville et Pays d’Art et d’Histoire, les amoureux de vieilles pierres apprécient le patrimoine. Enfin, rejoignez la Durance au niveau du Pont Neuf pour suivre les derniers kilomètres du torrent avant qu’il ne se jette dans le lac de Serre-Ponçon. Admirez ce spectacle naturel, entre criques sauvages et eau turquoise, sur la route des Puys.
Les cuisses chauffent sur les quelques raidillons et pentes progressives ; heureusement, le lac épouse la vallée et subjugue le regard. Grimpez pour rejoindre Saint-Apollinaire en passant par l’étroite vallée creusée par le torrent de Réallon. Époustouflante vue sur le lac né de la confluence de l’Ubaye et de la Durance. Cheveux au vent, en pleine descente, redescendez jusqu’au village de Chorges. Certains préfèreront le train depuis Embrun avant de se remettre en selle, laissant ainsi les paysages de haute montagne pour les plaines agricoles, vergers et lavandes.
Serpentez sur de petites routes campagnardes et découvrez les Hautes-Alpes en version rurale et agricole, celles des champs et des troupeaux. Tranquillement, domptant une douce montée, vous arrivez à Bâtie-Vieille où plane un calme absolu. Avec en toile de fond les crêtes des Écrins comme repère, vous vous apprêtez à rejoindre le Dévoluy et la falaise du Pic de Bure. Au cœur de l’arrière-pays gapois, une multitude de détours possibles, entre champs, prairies et bosquets. L’occasion de découvrir Gap et ses façades teintes pastel, le Domaine de Charance et le Conservatoire Botanique National Alpin. Puis, reprenez la route en direction de Chateauvieux, charmant village aux parfums de Provence. En passant devant le Château de Tallard, la Durance se trouve à quelques mètres.
Fil rouge pour cette cinquième étape du parcours, le barrage de Serre-Ponçon, un miroir d’eau qui reflète le massif des Monges où castors et loutres aiment se la couler douce. En longeant le canal et les vergers de la Durance, parmi lesquels productions de pommes et de poires gorgées de soleil, le bol d’air est plus que régénérant. Les villages perchés se succèdent, vous sillonnez à travers champs et profitez encore quelques instants de cette vue magnifique sur les sommets alpins et la Durance pour prendre une bouffée d’air frais avant d’arriver à Sisteron, dont la superbe citadelle perchée vous voit arriver de loin. Au pied de l’étonnant rocher de la Baume, le village et ses ruelles médiévales sont une invitation à descendre de vélo pour prendre le temps d’une visite agréable et ressourçante avec, en prime, une vue imprenable sur les alentours depuis la citadelle.
Cette sixième étape, plus courte, invite à ralentir le rythme pour mieux savourer les trésors qui jalonnent le parcours. À la sortie de Sisteron, passez par le hameau d’Entrepierres, blotti au pied de spectaculaires falaises stratifiées, puis faites une pause à la Paléogalerie de Salignac, un musée de fossiles surprenants. L’itinéraire reprend ensuite en douceur à travers les plaines agricoles, entre vergers d’abricotiers baignés de soleil et champs d’oliviers aux reflets argentés. Au bout de l’étape apparaît Volonne, charmant village niché au pied d’un éperon rocheux dominé par deux tours abritant de belles maisons anciennes aux portes médiévales. Enfin, au niveau de Château-Arnoux-Saint-Auban, vous longez le lac de l’Escale et traversez la Réserve Ornithologique de Haute-Provence, véritable sanctuaire où de nombreuses espèces d’oiseaux accompagnent votre progression dans un cadre naturel préservé.
Pour cette septième étape, le parcours se poursuit au fil du canal de Provence bordé de vergers. Vous rejoignez d’abord Malijai et son élégant château installé au bord de la Bléone, puis votre regard est happé par une curiosité géologique saisissante : les Pénitents des Mées. Ces impressionnantes formations rocheuses sculptées par l’érosion se dressent comme une procession immobile et marquent l’entrée dans le Géoparc UNESCO de Haute-Provence. Si vous avez un peu de temps, le sentier qui les surplombe permet d’en apprécier toute la singularité depuis les hauteurs, offrant un point de vue remarquable sur le village et la vallée. Après avoir traversé la Durance entre Oraison et La Brillanne, vous pénétrez dans le Parc naturel régional du Luberon, où une petite halte à Volx peut s’accompagner de la découverte de l’Écomusée de l’Olivier. Enfin, la route vous mène à Manosque, ville chère à Jean Giono, où vous pourrez découvrir le musée qui lui est consacré.
Si le tronçon Briançon – Manosque est aujourd’hui parfaitement adapté à l’itinérance, celui-ci ne s’arrête pas aux portes du Luberon et se prolonge au-delà. En effet, au sud de Manosque, le tracé de la Durance à vélo poursuit sa course jusqu’à Avignon via des sections déjà goudronnées, jalonnées et aménagées en voie verte : entre Saint-Estève et Meyrargues, de La Roque d’Anthéron à Orgon, de Plan d’Orgon à Rognonas ainsi que de Pertuis à Villelaure. Après avoir laissé petit à petit les reliefs alpins derrière soi en rejoignant Manosque, ce tronçon supplémentaire offre une véritable immersion dans la douce atmosphère provençale. Les oliviers prennent possession du paysage et de nombreuses occasions se présentent pour mettre pied à terre et découvrir les trésors locaux : villages provençaux, châteaux, abbayes, réserves ornithologiques… À terme, cette continuité progressive permet d’envisager un futur grand itinéraire complet, des Alpes à la Provence.