© Y.Le Magadure

Nos 8 promenades sensorielles préférées dans le Parc naturel régional de Camargue

En bordure de la Méditerranée, au cœur de la Camargue, découvrez notre sélection de balades secrètes à pied ou à cheval, entre mer et étangs !

Admirer une faune remarquable sur le sentier du They du Mazet

En toutes saisons, le sentier du They du Mazet révèle un paysage littoral sauvage d’une grande beauté situé à une embouchure du Rhône. En direction de la plage Napoléon, le They du Mazet fait référence à cette formation sableuse modelée par la mer et le fleuve. La balade commence sur un chemin sableux, elle dure 2h30 en formant une boucle de 4,7 km. Sur l’itinéraire, flamants roses et hérons cendrés vous tiennent compagnie dans cette zone à la fois d’alimentation, de repos et de reproduction pour de nombreux oiseaux. Découvrez aussi à l’occasion de cette petite rando le canal Saint-Antoine, appelé localement “le nouveau canal” permettant d’observer les métiers de la mer tels que la mytiliculture (élevage de moules), la pêche et la transformation des produits de la mer. Les fonds vaseux du littoral de Mazet accueillent de nombreux coquillages qui y trouvent nourriture et refuge comme le Donax, la fausse Palourde, le Couteau ou encore le Murex (appelé localement biou). Attention, fin printemps-début été, c’est le lieu de reproduction du Chevalier Gambette, reconnaissable à son long bec rouge à la base, sensibles au dérangement : alors on évite la zone ou on se fait extrêmement discret.

Emprunter la Via Rhôna à vélo

Direction le village pittoresque de Port-Saint-Louis-du-Rhône. On rejoint la Via Rhôna pour une balade de 3h30 à vélo en parcourant 51,59 km. L’excursion débute au pont Van Gogh à Arles et se poursuit direction le delta du Rhône, le long du canal d’Arles à Bouc. Ponctué de rizières, salines, sites patrimoniaux et naturels, l’itinéraire vous emmène jusqu’à la plage de Napoléon pour une baignade bien méritée à la belle saison. Avant cela, petite halte au Marais du Vigueirat avec une visite du hameau de Mas Thibert où l’on peut se restaurer. Puis passage à la Tour Saint-Louis construite au XVIIIème siècle qui abrite une collection ornithologique exceptionnelle et éveille la curiosité des amoureux de la nature. Le sentier est également accessible en bus équipés de rack à vélo depuis la gare TER de Miramas en rejoignant celle d’Arles et de Marseille.

Découvrir l’histoire insolite du marais de Salin-de-Giraud

Jeune village né de l’ère industrielle, Salin-de-Giraud cache bien des secrets que l’on découvre au fil d’une balade de 2h sillonnant 4 km de parcours scénarisé. Totems de lecture et silhouettes en ombre chinoise jalonnent l’itinéraire et intriguent les visiteurs. L’histoire du village est celle de deux entreprises et de leurs cités ouvrières racontées plus en détails lors de la visite. On apprend que son surnom le “coron du sud” lui vient de ses habitations conçues sur le modèle des cités ouvrières du nord. Sur place, on apprécie la visite des salines (aussi appelées camelles) où l’on produit du sel. La Camargue, de par la nature de son sol très plat et argileux, parsemé d’étangs, se prête particulièrement bien à l’extraction du sel marin.

Prendre l’air dans le Marais du Vigueirat

Situés à la jonction de la Camargue et de la Crau, les Marais du Vigueirat abritent une faune et une flore remarquables. Le site est d’ailleurs partenaire du WWF (Fonds mondial pour la nature) en France. En suivant les pas d’un guide naturaliste sur un parcours équipé de quatre observatoires et de deux tours, on observe une mosaïque de milieux naturels humides caractéristiques du delta du Rhône. Un écrin de concentré de vie sauvage où 86 espèces d’oiseaux, 641 espèces de plantes et 5 manades de taureaux et chevaux, spécifiques à la Camargue, cohabitent. Salicornes, nénuphars, grues cendrées, sangliers, cigognes blanches ou encore hérons pourprés habillent ce décor verdoyant. La Réserve se découvre également en calèche au rythme des chevaux de trait. Les familles aiment particulièrement Le sentier des Cabanes construit sur pilotis avec 8 cabanes interactives réparties le long du parcours qui conduisent au marais. Respirez l’air pur de la nature entre prairies et bois inondés, sansouires et vastes plans d’eau. Ici se trouve la plus grande roselière protégée de Camargue.

Faites connaissance avec le cheval de Camargue à la Maison du Cheval

Dans l’ancienne exploitation agricole du Château d’Avignon qui s’étend sur 287 hectares, se trouve La Maison du Cheval en bordure du petit Rhône. Plus précisément à Saintes-Maries-de-la-Mer, un charmant village aux monuments remarquables tels que l’église des Saintes-Maries, l’église Notre Dame de la Mar ou encore le Phare de La Gacholle. Des visites guidées pédestres vous en apprendront davantage sur l’histoire du village, son mode d’élevage, son implication dans la gestion des espaces naturels ainsi que son travail de gardiennage des taureaux. On peut même y rencontrer le gardian qui effectuera une démonstration des nombreuses aptitudes de ces chevaux. Unique dans le monde équestre, on découvre également le harnachement traditionnel et ancestral du Cheval de Camargue, l’acteur majeur des traditions camarguaises, rustique et apprécié pour son caractère. Cette visite exceptionnelle fait cheminer 1,2 km pour une balade au cœur du domaine du Mas de la Cure marqué Valeurs Parc naturel régional.

Mettre ses sens en éveil au Domaine de la Palissade

Entre Salin-de-Giraud et le littoral, le Domaine de la Palissade appartenant au Conservatoire du littoral est un précurseur. Il fonctionne en autonomie énergétique avec une station photovoltaïque installée dès 1987 en partenariat avec l’A.D.E.M.E. En dehors des digues qui protègent la basse Camargue de l’invasion des eaux du fleuve ou de la mer, ses 702 hectares sur la rive droite du grand Rhône lui confèrent un intérêt écologique tout particulier. Il était autrefois utilisé exclusivement pour l’élevage, la pêche et la chasse. Étangs, lagunes en connexion avec le fleuve et la mer, constituent un habitat particulièrement remarquable pour les poissons et les oiseaux qui y sont omniprésents. Aujourd’hui, 3 sentiers de découverte guidés vous sont proposés pour le découvrir à pied ou en kayak. Il y a même une exposition naturaliste qu’il faut absolument voir. Une palette de paysages digne d’un peintre et source d’une grande richesse biologique s’offre à vous. Le Sentier du clos d’argent est aussi accessible aux personnes à mobilité réduite.

S’instruire au Musée de la Camargue

Porte d’entrée du Parc naturel régional de Camargue, le Musée de la Camargue géré par le Parc, se situe dans l’ancienne bergerie du Mas du Pont de Rousty. Il illustre parfaitement l’originalité du rapport entre l’homme et la nature en Camargue, offrant une immersion dans la Camargue d’hier et d’aujourd’hui avec l’exposition permanente Le fil de l’eau, le fil du temps. Des pièces historiques, installations interactives, ludiques, sonores, des vidéos et des œuvres d’art contemporaines invitent petits et grands à surfer entre passé, présent et futur. Aventurez-vous en suivant le sentier d’interprétation des paysages qui longe le canal et les rizières jusqu’au marais, vous passerez alors par la cabane du gardian et la magnifique roselière. Au fil des 3,5 km parcourus en 1h30, l’observatoire prolonge l’immersion et vous connecte à la nature environnante. Face à l’œuvre Horizons de Tadashi Kawamata, vous contemplez le paysage et méditez sur les enjeux de l’eau dans le delta du Rhône.

Visiter la Maison du Riz de Camargue

Au Mas de la Vigne, parmi les 500 hectares d’exploitation rizicole à Albaron, voilà un musée et une boutique appartenant à la famille Rozières, riziculteurs camarguais depuis 5 générations. Jacques, fils et petit-fils de riziculteur, a créé la Maison du Riz, vitrine d’une passion et de la transmission d’un savoir-faire familial. Lors de la visite d’1h30, vous découvrirez le sentier avec de petites rizières, une salle d’exposition et une démonstration du blanchiment du riz. Ici, les riz sont élevés sur des sols respectés et déclinés dans des gammes très personnelles, comme le riz parfumé ou le riz noir. Au mois d’octobre quand a lieu la récolte du riz, la moissonneuse chenille dans les rizières boueuses, fauche et bat les épis de riz afin de séparer la paille du grain. En s’y rendant à l’automne, vous aurez sûrement la chance d’observer ce savoir-faire par vous-même.

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