Deux trios, deux époques : Brahms ancre la matière, Ravel la fait glisser. Violon, violoncelle, piano — trois voix qui se répondent sans détour.
Sur scène, le violon de Denitsa Kazakova, le violoncelle de Marc Jaermann et le piano de Sylviane Deferne s’accordent autour d’une même forme : le trio. Trois instruments, trois lignes, un équilibre qui se construit à vue.
Le programme ouvre avec le Trio op.87 en do majeur de Brahms, composé en 1882. Une écriture dense, structurée, où les thèmes circulent d’un instrument à l’autre, comme un fil que chacun reprend à sa manière.
Puis le basculement s’opère avec le Trio en la mineur de Ravel, écrit en 1914. Les couleurs changent, les rythmes se déplacent, les motifs se fragmentent. Là où Brahms pose une architecture, Ravel explore les textures et les contrastes.
Deux œuvres, un même format, mais deux manières d’habiter le trio.






